Swiss Post a finalisé au 1er avril 2026 la fusion de ses deux filiales logicielles, T2i Suisse et Dialog Verwaltungs-Data, en une seule entité baptisée Swiss Post Digital Government. La nouvelle structure regroupe environ 200 collaborateurs et est dirigée par Dieter Lüscher, jusqu’ici CEO de Dialog Verwaltungs-Data (ICTjournal, 15 avril 2026).
Contexte : deux acquisitions, une convergence logique
Swiss Post a acquis des participations majoritaires dans Dialog Verwaltungs-Data (fondée en 1980) en 2021 et dans T2i en 2022, avant de finaliser les deux rachats complets en 2024. Les deux sociétés opéraient sur le même créneau, le logiciel de gestion pour les administrations publiques suisses, mais avec des bases de clientèle et des implantations géographiques complémentaires.
La fusion vise à consolider les compétences techniques et à accélérer le développement d’une plateforme ERP cloud unifiée destinée aux cantons et aux communes. Le siège est établi à Berne, avec le maintien des sites de Sierre (Valais), Renens (Vaud) et Baldegg (Lucerne). Aucun licenciement n’est prévu et les contrats clients existants sont maintenus.
Impact pour les administrations et les DSI du secteur public
Pour les responsables informatiques des collectivités suisses, cette consolidation a trois conséquences concrètes.
Un interlocuteur unique. Les communes et cantons qui travaillaient avec T2i ou Dialog auront désormais un seul fournisseur. Cela simplifie la gestion des contrats, le support et les évolutions fonctionnelles.
Une feuille de route cloud accélérée. Swiss Post Digital Government annonce vouloir rendre les processus administratifs « plus efficaces, plus sûrs et plus simples » via le cloud. Pour les DSI publics encore sur des solutions on-premise, c’est un signal clair : l’éditeur de référence pousse vers une migration cloud, et les budgets R&D seront concentrés sur cette trajectoire.
L’adossement à Swiss Post. Contrairement à un éditeur indépendant, la nouvelle entité bénéficie de l’infrastructure et de la crédibilité de la Poste suisse. C’est un avantage dans le secteur public, où la pérennité du fournisseur est un critère de choix majeur.
Ce qu’il faut surveiller
La fusion est bouclée, mais le plus dur commence. L’enjeu des prochains mois sera la convergence des deux plateformes logicielles en un socle technique unique. Les administrations clientes devront surveiller le calendrier de migration et les éventuelles ruptures de compatibilité. La question du multi-cloud et de l’hébergement souverain (un sujet sensible en Suisse) sera également déterminante pour l’adoption à grande échelle.
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