Votre ETI facture déjà via Peppol BIS 3.0 en Belgique, aux Pays-Bas ou en Allemagne. Votre équipe maîtrise les Access Points européens. Votre ERP génère des factures UBL conformes à la norme EN 16931. Vous vous croyez prêts pour la facturation électronique internationale.
Mais peut-il envoyer une facture directement à un organisme public australien via l’ANBP ? À un acheteur singapourien via InvoiceNow ? À un fournisseur japonais assujetti au Qualified Invoice System ? Probablement pas, à moins que votre ERP supporte le standard PINT. Et la fenêtre pour s’en assurer se ferme rapidement : plusieurs pays d’Asie-Pacifique rendent le PINT obligatoire pour leurs fournisseurs publics dès 2026-2027.
Ce guide explique ce qu’est le PINT, quels pays l’ont adopté, quand les obligations entrent en vigueur, et ce que votre ERP doit concrètement implémenter pour ne pas vous retrouver exclu des appels d’offres publics en dehors de l’Union européenne.
Rappel : Peppol BIS 3.0, le standard européen qui s’exporte
Ce que BIS 3.0 couvre et ce qu’il ne couvre pas
Peppol BIS 3.0 (Business Interoperability Specifications version 3.0) est le format de facturation électronique utilisé sur le réseau Peppol en Europe. Il repose sur la norme sémantique européenne EN 16931, qui définit les champs obligatoires d’une facture (identifiants parties, montants, taux de TVA, mode de paiement). La syntaxe XML peut être soit UBL (Universal Business Language), soit CII (Cross Industry Invoice).
BIS 3.0 a été conçu pour le contexte européen : TVA au sens communautaire, numéros de TVA intracommunautaires, codes pays ISO pour les États membres. Lorsqu’un pays situé hors de l’UE rejoint le réseau Peppol, cette structure craque. Comment exprimer la GST australienne à 10 %, la GST singapourienne et sa déclaration via l’IRAS, ou la Consumption Tax japonaise avec son système d’enregistrement spécifique, dans un champ conçu pour la TVA européenne ?
L’expansion mondiale d’OpenPeppol depuis 2020
OpenPeppol, l’association internationale qui gouverne le réseau Peppol depuis Bruxelles, a formalisé à partir de 2020 un programme d’expansion vers des pays non membres de l’Union européenne. Ces pays peuvent désigner une autorité Peppol nationale (appelée OpenPeppol Authority, ou OA) et connecter leurs entreprises au réseau mondial. L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont constitué une autorité commune, l’ANBP (Australian and New Zealand Peppol Authority). Singapour a mandaté l’IMDA (Infocomm Media Development Authority). Le Japon a confié ce rôle à l’EIPA (Electronic Invoice Promotion Association), en lien avec la Digital Agency du gouvernement japonais.
Ces pays ont rejoint le réseau, mais ils ne pouvaient pas simplement adopter BIS 3.0 sans l’adapter à leur droit fiscal local. C’est pour résoudre ce problème qu’OpenPeppol a lancé le PINT en juillet 2023.
Qu’est-ce que le PINT ?
Une couche de sémantique mondiale au-dessus de BIS 3.0
PINT (Peppol International Invoice ou Peppol International Neutral Invoice) est un modèle de spécification qui permet aux pays hors UE de rejoindre le réseau Peppol en adaptant le format à leurs règles fiscales locales, tout en maintenant une couche commune interopérable.
PINT n’est pas un format concurrent de BIS 3.0. C’est une couche hiérarchique supérieure : une facture conforme à BIS 3.0 est aussi conforme au PINT, mais une facture PINT pour l’Australie ou Singapour contient des champs supplémentaires que BIS 3.0 ne connaît pas. Le PINT repose également sur EN 16931 mais généralise les concepts fiscaux pour sortir du cadre TVA européen.
L’architecture en trois couches
PINT repose sur une architecture à trois niveaux (Peppol PINT specialization guide) :
Shared Content : les éléments universellement compris par toutes les implémentations PINT. Numéro de facture, identifiants acheteur/vendeur, montants, dates, lignes de facture. Ces champs sont identiques quelle que soit la juridiction.
Aligned Content : les concepts partagés mondialement mais adaptables par juridiction. La notion de taxe est alignée (taux, base, montant), mais son implémentation varie : TVA en Europe, GST en Australie, SST en Malaisie, Consumption Tax au Japon. L’ERP doit mapper correctement les codes fiscaux locaux dans ces champs alignés.
Distinct Content : les informations spécifiques à la juridiction nationale. En Australie, c’est l’ABN (Australian Business Number) du vendeur et le NZBN en Nouvelle-Zélande. À Singapour, c’est l’UEN (Unique Entity Number). Au Japon, c’est le numéro d’enregistrement JCT (Japan Consumption Tax) délivré par l’administration fiscale nationale.
C’est dans cette troisième couche que se concentrent les champs que votre ERP ne gère pas nativement si son paramétrage est purement européen.
Les déclinaisons nationales du PINT déjà actives
A-NZ PINT : Australie et Nouvelle-Zélande
L’ANBP a adopté le PINT comme format exclusif sur le réseau Peppol australo-néo-zélandais : depuis le 15 mai 2025, le format Peppol BIS 3.0 n’est plus accepté sur ce réseau, seul A-NZ PINT est valide (Zone & Co, e-invoicing Australia compliance guide).
La situation des obligations varie selon le secteur et la taille des acheteurs :
- Côté B2G : en Nouvelle-Zélande, les agences publiques traitant plus de 2 000 factures annuelles doivent être connectées à Peppol depuis le 1er janvier 2026. À partir du 1er janvier 2027, ces mêmes agences devront exiger de leurs grands fournisseurs qu’ils émettent des factures électroniques via le réseau Peppol (Zone & Co, e-invoicing New Zealand compliance guide).
- Côté B2B : aucun mandat B2B généralisé n’est en vigueur. Le gouvernement australien a renoncé au projet de Business E-Invoicing Right (BER) et privilégie l’adoption volontaire. Pour les ETI européennes ayant une filiale ou un partenaire acheteur public en ANZ, le PINT est donc déjà une nécessité opérationnelle.
Le champ distinctif clé en A-NZ PINT est le numéro d’identification de l’entreprise : ABN à 11 chiffres en Australie ou NZBN à 13 chiffres en Nouvelle-Zélande. Ce numéro doit figurer dans le champ BT-29 (identifiant vendeur) et, le cas échéant, dans BT-46 (identifiant acheteur). Un ERP qui ne gère pas ces formats de numéros locaux ne peut pas émettre de facture A-NZ PINT valide.
SG PINT : Singapour et InvoiceNow
Singapour a bâti son infrastructure de facturation électronique sur le réseau Peppol sous l’appellation InvoiceNow. L’IMDA est l’autorité Peppol nationale et l’IRAS (Inland Revenue Authority of Singapore) gère les obligations fiscales. Les deux travaillent ensemble sur un régime appelé GST InvoiceNow Requirement.
Le format obligatoire est PINT SG, variante singapourienne du PINT international, qui remplace depuis début 2025 l’ancien format Peppol BIS Billing 3.0 sur le réseau singapourien (e-invoice.app Singapore compliance guide).
Le calendrier d’obligation est progressif :
- Depuis le 1er novembre 2025 : les nouvelles entreprises immatriculées à la GST volontairement doivent transmettre leurs données de facturation via InvoiceNow.
- Depuis le 1er avril 2026 : tous les nouveaux assujettis GST volontaires.
- À partir d’avril 2028 jusqu’en 2031 : extension progressive à l’ensemble des entreprises assujetties à la GST, par vagues successives.
La contrainte distincte du SG PINT est l’UEN (Unique Entity Number), l’identifiant d’entreprise singapourien, qui doit être présent dans la facture. Singapour utilise par ailleurs un modèle à cinq coins (five-corner model), variante du modèle à quatre coins standard de Peppol, qui implique un passage par un Access Point accrédité par l’IMDA.
JP PINT : Japon et le Qualified Invoice System
Le Japon a adopté en octobre 2023 un nouveau système de facturation pour la Consumption Tax (JCT) : le Qualified Invoice System (QIS). Ce système exige que les fournisseurs soient enregistrés auprès de l’administration fiscale nationale (NTA, National Tax Agency) et qu’ils indiquent leur numéro d’enregistrement JCT sur chaque facture.
La Digital Agency japonaise et l’EIPA ont adopté le PINT comme standard recommandé pour l’échange électronique de ces factures qualifiées, sous l’appellation JP PINT. La version JP PINT 1.1.1 est en vigueur depuis le 28 mai 2025 (vatupdate.com, Japan Updates E-Invoice System: PINT v1.1.1 Now in Effect). Le recours à Peppol pour les échanges de factures est recommandé mais pas légalement obligatoire pour les transactions B2B privées.
Le champ distinctif en JP PINT est le numéro d’enregistrement JCT, au format T + 13 chiffres, qui identifie le fournisseur comme émetteur de factures qualifiées. Sans ce champ correctement renseigné, l’acheteur japonais ne peut pas récupérer la déduction de Consumption Tax sur ses achats, ce qui crée une friction commerciale majeure même en l’absence d’obligation légale côté vendeur.
MY PINT : Malaisie et MyInvois
La Malaisie est probablement le pays le plus avancé en matière d’obligation B2B dans la région. Le système MyInvois, géré par la LHDN (Lembaga Hasil Dalam Negeri, l’équivalent malaisien de la DGFiP), impose une obligation de facturation électronique par seuils de chiffre d’affaires (LHDN e-Invoice Guideline 2026) :
| Phase | Date d’entrée | Seuil CA annuel |
|---|---|---|
| Phase 1 | 1er août 2024 | > RM 100 millions |
| Phase 2 | 1er janvier 2025 | RM 25 millions – RM 100 millions |
| Phase 3 | 1er juillet 2025 | RM 5 millions – RM 25 millions |
| Phase 4 | 1er janvier 2026 | RM 1 million – RM 5 millions |
Le format Peppol pour la Malaisie est PINT MY (ou MY PINT). La MDEC (Malaysia Digital Economy Corporation) est l’autorité Peppol nationale. Passer par un Peppol Service Provider accrédité constitue un canal accepté pour satisfaire l’obligation MyInvois : une connexion Peppol unique peut donc remplir les deux obligations simultanément.
Tableau de synthèse : PINT par pays
| Pays | Autorité Peppol | Variante PINT | Obligation B2G | Obligation B2B | Champ distinctif clé |
|---|---|---|---|---|---|
| Australie | ANBP | A-NZ PINT | Obligatoire (fournisseurs publics NZ dès 2027) | Volontaire | ABN / NZBN |
| Nouvelle-Zélande | ANBP | A-NZ PINT | Obligatoire | Volontaire | NZBN |
| Singapour | IMDA | SG PINT | Obligatoire | Progressif 2025-2031 | UEN |
| Japon | EIPA | JP PINT | Recommandé | Recommandé | Numéro JCT |
| Malaisie | MDEC | MY PINT | Obligatoire | Obligatoire (seuils) | MyInvois ID |
Ce que votre ERP doit implémenter concrètement
SAP S/4HANA : couverture APAC via SAP Document and Reporting Compliance
SAP a intégré le support PINT dans SAP Document and Reporting Compliance (DRC), le module central pour la conformité e-invoicing dans S/4HANA et S/4HANA Cloud. Depuis le 2 mars 2025, PINT est devenu le format par défaut pour les factures clients sortantes dans SAP DRC, remplaçant progressivement BIS 3.0 (SAP Help, Electronic Invoicing with Peppol PINT).
La localisation APAC couvre :
- Australie : PINT A-NZ disponible dans SAP S/4HANA et S/4HANA Cloud Private Edition.
- Singapour : SAP DRC Cloud Edition supporte PINT SG (et l’ancien SG BIS 3.0 pour la période de transition). Le module intègre les spécificités InvoiceNow de l’IRAS.
- Japon : couverture JP PINT via la localisation JAP.
Pour les clients S/4HANA On-Premise, la mise à jour vers le support PINT APAC requiert une montée de version vers SAP S/4HANA 2023 FPS02 au minimum, ainsi que les notes OSS correspondantes pour chaque pays. Les DSI doivent vérifier les notes SAP spécifiques à leur release avant de prévoir la mise en production.
Microsoft Dynamics 365 Finance
Microsoft a déployé le support PINT APAC en deux vagues dans son Electronic Invoicing Service :
- A-NZ PINT : disponible depuis la 2025 Release Wave 1 dans Dynamics 365 Business Central et Finance (Microsoft Learn).
- SG PINT (InvoiceNow) : disponible en préversion publique depuis le 3 octobre 2025, disponibilité générale au 1er mars 2026 dans Dynamics 365 Finance (Microsoft Learn, Meet requirements for electronic invoicing in Singapore).
Le service Electronic Invoicing de Microsoft utilise un connecteur “last mile” via un Accredited Service Provider pour la transmission sur les réseaux Peppol locaux, ce qui suppose de contracter avec un prestataire accrédité IMDA pour Singapour ou avec un Access Point ANBP pour l’Australie.
Oracle Fusion Cloud et les ETI sans ERP Tier 1
Oracle Fusion Cloud propose des localisations Singapour pour InvoiceNow. La gestion du mapping PINT SG y est assurée via ONESOURCE E-Invoicing Integration, qui transforme et valide les données Oracle avant transmission au réseau Peppol local.
Pour les ETI qui ne disposent pas d’un ERP Tier 1, des solutions middleware dédiées permettent d’ajouter une couche PINT sans modifier le coeur de l’ERP :
- Basware : Access Point Peppol accrédité en Singapour (InvoiceNow), couverture B2G ANZ et JP PINT.
- Pagero (Thomson Reuters) : présence APAC avec support SG PINT listé comme Access Point étranger agréé IMDA au 9 septembre 2026 (Singapore InvoiceNow AP directory).
- Esker : Access Point agréé Singapore InvoiceNow, également PDP-candidat France pour la réforme 2026.
La démarche pour une ETI sans localisation PINT native dans son ERP consiste à connecter son système existant à un de ces middlewares via API ou EDI, en lui transmettant les champs PINT supplémentaires (numéro d’enregistrement local, codes fiscaux GST/JCT). Le coût d’un tel projet pour deux ou trois pays PINT se situe généralement entre 15 000 et 40 000 euros selon la complexité des flux, la qualité de l’API ERP et le volume de factures à traiter.
La convergence vers Peppol BIS 4.0 et l’impact de ViDA
OpenPeppol a annoncé la fusion de BIS 3.0 et PINT dans un unique standard mondial : Peppol BIS 4.0. Ce nouveau format est attendu début 2026 et combinera la flexibilité fiscale internationale du PINT avec la stabilité éprouvée de BIS 3.0, pour créer un standard unique applicable aussi bien à une facture franco-belge qu’à une transaction australo-singapourienne (Dynatos, New global Peppol e-invoicing standard for 2026). Le Danemark prévoit d’adopter BIS 4.0 pour son infrastructure NemHandel à partir de novembre 2028.
Côté européen, la directive ViDA (VAT in the Digital Age), adoptée par le Conseil de l’UE en mars 2025, impose l’e-invoicing structuré pour les transactions B2B intra-UE à partir du 1er juillet 2030. Le réseau Peppol est positionné comme l’infrastructure de transport de référence pour cette obligation. OpenPeppol a lancé un pilote ViDA conjoint avec plusieurs États membres en 2025 (OpenPeppol, ViDA Pilot).
La convergence est donc à double sens : l’Europe pousse ses entreprises vers Peppol via ViDA, et les pays APAC adoptent le PINT pour rejoindre le même réseau. D’ici 2030, une ETI bien préparée pourra envoyer la même facture structurée à un client belge, australien ou singapourien via un Access Point unique, avec des variantes de champs selon les juridictions mais une infrastructure commune.
Feuille de route pour les ETI exportatrices
Étape 1 : cartographier les pays d’export concernés
Identifiez vos clients et partenaires publics dans les pays PINT actifs (Australie, Nouvelle-Zélande, Singapour, Malaisie, Japon). Pour chaque relation commerciale, déterminez si l’acheteur est une entité publique (B2G, obligation immédiate ou imminente) ou privée (B2B, obligation progressive ou volontaire).
Étape 2 : vérifier la couverture de votre Access Point
Tous les PDP et Access Points européens ne supportent pas encore le PINT pour l’ensemble des pays APAC. Avant tout, interrogez votre opérateur actuel : est-il accrédité ANBP pour l’Australie ? Accrédité IMDA pour Singapour ? Si ce n’est pas le cas, évaluez un Access Point couvrant à la fois l’Europe et l’APAC, comme Basware ou Pagero.
Étape 3 : vérifier que votre ERP peut générer les champs PINT distinctifs
Les champs bloquants pour chaque pays PINT sont :
- Australie / NZ : ABN (11 chiffres) ou NZBN (13 chiffres) de l’acheteur et du vendeur
- Singapour : UEN de l’acheteur et du vendeur, codes GST singapouriens
- Japon : numéro d’enregistrement JCT du vendeur (format T + 13 chiffres)
- Malaisie : numéro MyInvois ID, codes SST/GST malaisiens
Si votre ERP ne dispose pas de champs dédiés pour ces identifiants, un paramétrage dans les champs libres ou un middleware de transformation sera nécessaire.
Étape 4 : tester avec un client pilote
Avant un déploiement généralisé, réalisez un test de bout en bout avec un partenaire commercial de chaque pays cible. Les réseaux Peppol APAC disposent d’environnements de test. SAP DRC, Microsoft D365 et les middlewares proposent des sandbox. Un test pilote permet de détecter les écarts de mapping avant qu’ils ne causent des refus de factures en production.
Conclusion
Le réseau Peppol ne se limite plus à l’Europe. Pour les ETI françaises qui exportent ou s’implantent en Asie-Pacifique, la question n’est plus “devons-nous regarder le PINT ?” mais “notre ERP supporte-t-il déjà le PINT pour les pays où nous avons des obligations imminentes ?”
La réponse varie selon l’éditeur : SAP DRC et Dynamics 365 Finance ont déployé les localisations APAC en 2025. Oracle Fusion nécessite un connecteur tiers. Pour les ERP mid-market sans roadmap PINT documentée, un middleware Access Point constitue la voie la plus rapide.
Le mouvement de fond est clair : avec la convergence vers Peppol BIS 4.0 et la directive ViDA en Europe, la facturation électronique mondiale converge vers une infrastructure commune. Les ETI qui investissent maintenant dans une conformité PINT multilatérale ne construisent pas une exception pour l’Asie-Pacifique. Elles préparent leur infrastructure pour le réseau de facturation de la décennie.
Pour aller plus loin, consultez notre guide complet sur Peppol et la facturation électronique interopérable en Europe, notre analyse détaillée des obligations ERP en Australie et Nouvelle-Zélande et notre feuille de route ViDA pour les DSI et DAF.